"Ohhh love don't let me go"

# Posted on Sunday, 01 February 2009 at 9:15 AM

Le cinéma de 2008

Le cinéma de 2008
Le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai bien profité des salles obscures et de mon PC cette année afin de découvrir un maximum de films... et le résultat est vraiment positif !

Le niveau des films franchement nuls n'est pas tellement élevé, je me souviens juste de Secret Défense, de Tonnerres sous les Tropiques et de Babylon A.D qui étaient pourris.

Il y a aussi les films dont je ne retire ni une bonne impression, ni une mauvaise. C'était donc pas mal mais sans plus, et loin d'etre marquant comme Taken, The Incredible Hulk, ou bien Southland Tales.

Dans la catégorie au dessus c'est à dire "peut mieux faire" on retrouve des films comme The Savages, The Happening , Quantum of Solace, Cloverfiled, The Other Boleyn Girl ou encore Hancock.

Ensuite on a les films franchement bons avec beaucoup de potenciel mais un ou plusieurs défauts trop flagrants comme dans Hunger, Wanted, le dernier Indiana Jones, Sweeney Todd, In Bruges , There will be blood , Atonement, ou bien Kung Fu Panda.

Et on termine par ceux qui sont d'excellents films mais où il manque un petit quelque chose pour devenir "parfait ou presque" : Paris, Il y a longtemps que je t'aime, Battle of Seattle, Bienvenue chez les Ch'tis, Broken English, The Duchess ou encore la saga des Mesrine.

Mais reste le plus important. Voici donc mes chouchoux de l'année, ceux qui n'ont pas de défaut (ou alors ils sont compensés par d'autres choses magnifiques ^^) :



Lars and The Real Girl : Emouvant, touchant, avec un Ryan Gosling toujours aussi parfait.
The Dark Knight : Noir, prennant, avec un Heath Ledger spectaculaire.
Changeling : Juste, saisissant avec une très belle Angelina Jolie.
Juno : Drôle, décontractant avec une bande son superbe.
The Visitor : Très convaincant, avec des personnages attachants et une histoire qui nous révolte.
Into the Wild : Des paysages magiques, une histoire déchirante et la consécration d'Emile Hirsh.
J'irai dormir à Hollywood : Des portraits captivants et émouvant de l'Amérique d'aujourd'hui.
Happy-Go-Lucky : Une touche de fraîcheur et de couleur dans notre quotidien.
Un Conte de Noël : Une comédie dramatique originale et surprenante où l'on ne voit pas passer le temps.
No Country for Old Men : Impressionant, drôle, et noir à souhait : du Coen comme on aime !
Funny Games US: Haletant, violent, et complétement prennant. Choc !
Sex & the City : Parfait pour un ciné entre copines (depuis le temps que j'attendais ce film ^^)
Vicky Cristina Barcelona: Un Woody Allen très agréable et rythmé avec de belles interprétations.

# Posted on Friday, 02 January 2009 at 6:08 AM

Edited on Friday, 02 January 2009 at 8:33 AM

Rescue Me

Quand on est malade on s'occupe à lire et regarder des conneries à la télé... malheureusement pour moi ça tombe mal pour les séries étant donné que c'est la "trève hivernale". En gros plus de nouveaux épisodes avant Janvier. Du coup je dois me rabattre sur une nouvelle série...
Après mûre réflexion avec moi-même (oui oui parfaitement) mon choix s'est porté sur "Rescue Me". Hummm.... pourquoi ?
Déjà parce que Lulu est complètement raide dingue addict à cette série
Et aussi parce que j'aime bien les séries sur les pompiers à la New York 911 et je n'en regarde pas actuellement donc c'est parfait.

Et après le visionnage du premier épisode j'étais déjà conquise pour trois raisons :
- le générique déchire
- les perso déchirent
- la chanson qui clot cet épisode est une de mes préférées... jugez par vous-même :

# Posted on Monday, 08 December 2008 at 4:56 PM

Juste sublime

Supernatural m'a plus ou moins déçu en ce début de saison... Puis l'épisode 6 est arrivé avec sa foire aux conneries. Et en bonus voilà ce que l'on a pu trouver en fin d'épisode :[/align]

# Posted on Thursday, 30 October 2008 at 4:17 PM

" Adieu à vous, Guillaume Depardieu, cher révolté! "

" Adieu à vous, Guillaume Depardieu, cher révolté! "
"J'ai souffert souvent, j'me suis trompé parfois mais j'ai aimé: c'est moi qui ai vécu".

EMMANUEL CUÉNOD | 14.10.2008 | 00:00

Un monumental gâchis. Voilà ce qu'on se dit depuis hier soir. Depuis, en fait, qu'on a appris «la nouvelle». Depardieu est mort. Pas Gérard, Guillaume. Le fils. Le rebelle. L'éclopé. Le maudit. Fauché à 37 ans par une pneumonie foudroyante. Parce que ça existe encore, en 2008, les pneumonies foudroyantes?

Absurde histoire, donc. D'autant plus absurde, d'ail­leurs, que Guillaume Depardieu collait tellement à l'idée que l'on se fait d'un survivant qu'on avait fini par le croire indestructible. Drogue, violence, alcool, conduite suicidaire: n'était-il pas revenu de tout ? Certes, son corps en portait les stigmates. Il y avait cette jambe qui le faisait tant souffrir et qu'il s'était finalement décidé à faire couper. Ce truc brisé au fond du regard et cette pâleur de junkie. Mais l'homme, en réalité, n'avait rien d'un fantôme. Il était plutôt rapide, vif, un peu gouailleur, un peu dandy. Et puis, surtout, c'était un dur à cuire. Un vrai. Sa vie en témoigne. Face au père, qu'il trouve absent et sans doute trop brutal, trop gargantuesque, Guillaume aurait pu se contenter de ne pas exister. Il choisira au contraire d'exister trop. Et de le faire savoir au monde entier. Pour son premier vrai rôle au cinéma, il décide ainsi de se confronter à nul autre qu'à l'ogre en personne. Papa.

C'est le réalisateur Alain Corneau qui signe cette première rencontre filmique. Elle se révélera fructueuse. Tous les matins du monde remporte une flopée de Césars et le prestigieux Prix Louis Delluc. Inespéré pour une histoire où il est avant tout question de l'art délicat de la viole de gambe telle qu'on la pratiquait au temps de Louis XIV.
Il y aura d'autres réunions familiales. Pour la télévision, le fils tournera avec son père un Napoléon, un Monte-Cristo, un Roi maudit (avec Julie, sa s½ur, en prime) et un Misérable. Mais c'est au cinéma, avec Aime ton père de Jacob Berger que l'on touche vraiment à l'intime. Les Depardieu s'écharpent à l'écran. Ils sont — hélas? — criants de vérité. Reste que Guillaume a aussi su s'affranchir de son encombrant patronyme. Il a obtenu un César du meilleur espoir pour Les apprentis de Pierre Salvadori, tourné avec l'explosif Jean-Pierre Mocky et collaboré avec Leos Carax, le cinéaste maudit du 7e art frenchie (Pola X). Autant dire qu'en matière d'art, le risque l'attirait.

Une bio qui pourrait nous faire dire, à la suite de la réalisatrice Josée Dayan, que plus que le fils de son père, Guillaume Depardieu était surtout «l'acteur le plus doué de sa génération». Une sorte de Rimbaud contemporain, prêchant son «dérèglement des sens» devant l'objectif d'une caméra. Après tout, lui aussi se fâchait, criait, vociférait contre ceux qui l'avaient mis au monde. Et lui aussi est parti sur une jambe. Comme Guillaume, Arthur avait exactement 37 ans.


Adieu à vous chers révoltés.
Guillaume Depardieu. Plus que le fils de son père, un acteur très doué.

[article publié dans La Tribune de Geneve]

# Posted on Wednesday, 15 October 2008 at 4:04 PM

Edited on Friday, 17 October 2008 at 11:58 AM